Halima Gadji n’est plus, le cinéma sénégalais est en deuil.
Halima Gadji : la lumière du cinéma sénégalais s’est éteinte
Le monde culturel sénégalais et africain est en deuil depuis l’annonce du décès brutal de l’actrice et mannequin sénégalaise Halima Gadji , emportée à l’âge de 36 ans dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026 alors qu’elle se trouvait en France .
De Dakar à Abidjan, en passant par Paris et les communautés africaines de la diaspora, son nom résonne aujourd’hui avec tristesse, émotion et respect. L’annonce de sa mort, rapportée par l’Agence de presse sénégalaise (APS), a plongé des millions de fans et collègues dans une profonde consternation.
Une étoile née pour briller
Née le 25 août 1989 à Dakar , Halima Gadji n’était pas seulement une actrice — elle était une figure inspirante , une ambassadrice culturelle et une force créative dans un paysage audiovisuel en pleine mutation.
Elle s’est imposée dans l’industrie d’abord comme mannequin , puis comme actrice d’exception , notamment grâce à son rôle emblématique de Marième Dial dans la série sénégalaise Maîtresse d’un homme marié . Cette production, diffusée dans de nombreux pays d’Afrique, avait fait d’elle un visage familier et aimé du public.
À travers ses personnages, Halima n’a jamais joué simplement — elle a vécu chaque rôle , transmettant des émotions, une complexité humaine et des nuances sociales. Pour beaucoup, elle incarne la modernité, la force et les défis d’une génération de femmes africaines confrontées aux attentes, aux normes et aux contradictions de la société.
Un départ qui choque et rassemble
La nouvelle de sa disparition a bouleversé non seulement les amateurs de cinéma, mais aussi des personnalités du monde culturel, artistes et citoyens ordinaires. Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient, mêlant admiration, tristesse et reconnaissance pour une carrière qui semblait encore prometteuse.
Au Sénégal, des milliers de personnes ont assisté à ses obsèques émouvantes , qui se sont déroulées le 28 janvier 2026 au cimetière musulman de Yoff à Dakar. Proches, collègues et admirateurs ont accompagné la comédienne pour un dernier adieu poignant, dans une atmosphère chargée de recueillement et de gratitude pour tout ce qu’elle avait apporté.
À travers les discours, les prières et les pleurs, ce qui ressort, c’est l’image d’une femme aimée pour son talent mais aussi pour sa générosité d’esprit . Le ministre de la Culture a salué son travail, appelant à prier pour elle comme elle l’avait souhaité.

Plus qu’une actrice : une voix, une inspiration
Au-delà de ses performances à l’écran, Halima s’était engagée sur des sujets sensibles, notamment autour de la santé mentale et de la résilience personnelle , suscitant parfois des réflexions profondes chez ses paires et spectateurs. Certains témoignages ont évoqué les défis qu’elle avait affrontés, y compris la pression des réseaux sociaux et les critiques publiques.
Cette dimension plus intime de sa vie — parfois cachée derrière l’éclat public de ses rôles — a rendu son départ encore plus bouleversant pour beaucoup.
Une empreinte durable dans le cœur du public
Halima Gadji laisse derrière elle une carrière bien remplie, des personnages marquants et une trace indélébile dans l’histoire du cinéma africain . Son nom continue d’être associé à cette énergie créative et à ce talent qui ont su conquérir les écrans et les cœurs.
Alors que les condoléances affluentes encore, ce qui émerge de cette tragédie, c’est l’unité d’un public qui, par-delà les frontières, célèbre une étoile tombée trop tôt — mais qui continue de briller à travers son œuvre.